Edito : Proposer sa propre voie

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Dans la dynamique créée par Pascal Demurger, David Cluzeau , Président de l’Union des Employeurs de l’ESS, argumente et enfonce le clou : « Le projet de société du RN est incompatible avec celui de l’ESS ».

« Nous voulons convaincre les citoyens que ce projet est dangereux pour eux » ;

« Il y a un abîme entre le projet de société que porte l’extrême droite et celui que porte l’économie sociale et solidaire construit autour du rapport à l’autre, de la non-discrimination, de l’accueil, de la bienveillance. »

« Faut-il rappeler les attaques sur les libertés publiques, l’offensive au sein des médias de l’écosystème d’extrême droite mais aussi des propositions qui s’attaquent directement à l’économie sociale et solidaire, des libertés associatives à la volonté de mettre sous contrainte ou sous condition la question de l’utilité sociale ? Et évidemment la préférence nationale et l’affirmation selon laquelle la solution à tous nos maux serait la lutte contre l’immigration. »

« Le projet de société du RN est incompatible avec celui que nous portons. »

On ne peut que souscrire !

Mais ne va-t-il pas être le moment dans la confusion générale et désespérante qui nous entoure de faire valoir nos propres choix, d’illustrer nos valeurs par des propositions concrètes dans les domaines essentiels de la vie des gens et, quand cela est possible de s‘engager à prendre notre part dans leur réalisation ?

N’est-il pas possible que l’ESS s’exprime en commun, sinon d’une seule voix, sur quelques grandes orientations ? Et notamment sur quelques grands sujets où sa compétence est incontestable ?

D’abord sur le salaire des moins bien payés : une société ne peut pas fonctionner avec autant de salariés pauvres.

Un effort massif sur le logement social.

Un plan pour lutter contre les accidents du travail et les maladies professionnelles. Une refonte du système de santé.

Et, avant tout, un plan pour la jeunesse, sa formation, son statut, la reconnaissance de ses nouveaux comportements au travail.

Face aux extrêmes, il n’y a pas à choisir, mais plutôt à proposer sa propre voie.

Et chaque fois utiliser, promouvoir tous les savoirs et savoirs-faire déjà en action dans la société actuelle, qui sont souvent le produit des entreprises de l’ESS, et qui démontrent concrètement qu’une autre voie est possible.

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