Les articles se multiplient sur le cancer et c’est une bonne chose. La journée mondiale contre le cancer (4 février) en a été une nouvelle fois l’occasion.
Le dépistage précoce des cancers fait la une de l’actualité.
« Sauver des vies en détectant plus tôt les tumeurs du poumon ». Un programme pilote invitant les patients à passer des scanners réguliers débutera dans cinq régions avant d’être étendu à la France entière. Un dépistage précoce du cancer du poumon permet d’espérer de faire chuter la mortalité par cancer du poumon de 20% et réduit de 5% la mortalité qu’elle qu’en soit la cause. (Florence Rosier dans Le Monde).
La recherche sur le dépistage précoce du pancréas fait l’objet d’une initiative importante à Marseille.
Et le professeur Alain Puisieux (Président de l’Institut Curie) explique:
« Le nombre de cancer progresse, mais la science progresse aussi. C’est pourquoi, à l’Institut Curie, notre ambition à moyen terme est de contribuer à un monde sans cancer incurable. Nous devons mieux comprendre la maladie pour pouvoir développer une médecine personnalisée, prédictive et adaptative. ( ) Depuis 1990, nous enregistrons dans notre pays un doublement du nombre de nouveaux cas diagnostiqués. ( ) Il est estimé qu’à la fois l’incidence et le décès par cancer vont augmenter 75 à 80% d’ici 2050 s’il n’y a pas de progrès particulier réalisé d’ci là. » Les Echos (30-31/01).
La lutte contre le cancer doit faire l’objet d’une mobilisation collective.
« Les communes sont l’échelle parfaite pour organiser la lutte contre les cancers » Philippe Bergerot, le Président de la Ligue contre le le cancer appelle les électeurs et les candidats en vue des élections municipales à mettre en place des politiques de prévention locales, qui permettraient d’endiguer le nombre de cancers, et afin de pallier les manques de l’État, qui se concentre sur le curatif.
Mais c’est aussi l’affaire de chacun.
« Quelle que soit l’activité physique choisie, elle constitue l’un de leviers les plus efficaces pour préserver la santé et allonger l’espérance de vie » (Pascale Santi, Le Monde Les mélanges sont bons pour la santé)
Une réduction du risque de mortalité entre 4% et 17%. « Plus l’activité physique est variée, en quantité, en volume, en intensité, en fréquence, plus les effets sur la santé et l’espérance de vie sont forts. »
Et il n’est jamais trop tard pour s’y mettre !