Edito – Le MEDEF avec Bardella… l’ESS va devoir s’engager !

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On ne peut qu’être d’accord avec Pascal Demurger lorsqu’il exhorte ses pairs à ne pas tomber dans la facilité à l’égard du RN et à ne pas répondre à ses sollicitations qui ne font que lui apporter un supplément de respectabilité. (Tribune dans le Monde datée du 14/04/2026)

On ne peut qu’être d’accord lorsqu’il souligne le caractère antirépublicain du RN, et dénonce « la préférence nationale, … un monde où la radicalité remplacerait le dialogue, où l’ostracisation minerait les collectifs, ou l’idéologie supplanterait la raison » et saluer le courage de cette prise de position publique.

Pour autant, 

Cette tribune appelle à approfondir la réflexion sur la question de l’engagement politique de l’ESS et de ses dirigeants dans cette période, et au-delà, le rapport à « la chose politique ». 

Et pourquoi pas, procéder à un réexamen de la doctrine en ce domaine.

Pendant longtemps, l’ESS s’est abritée derrière le concept de « neutralité » : « l’ESS n’intervient pas dans le champ politique », puis les années 70 ont vu émerger le concept d’indépendance : « elle peut donner son avis en toute indépendance sur les sujets qui la concernent directement ». 

Ne faut-il pas, dans les circonstances actuelles et dans des formes qui respectent nos « adhérents » de toutes origines, de toutes opinions, de toutes confessions, pendre parti, engager le débat « politique » au nom des valeurs fondamentales de l’ESS et substituer à l’indépendance le concept « d’engagement ».

Notre « engagement » n’est pas partisan, mais moral, économique, social et donc politique et il n’est pas compatible avec les positions du RN. 

Dans chacune de nos activités : santé, solidarité, estime de l’autre, vie en société, vie démocratique … le RN affronte de facto les valeurs de l’ESS.

Ne faut-il pas commencer « un front républicain, social et solidaire », dès maintenant et à notre manière.

Ne pouvons-nous pas nous exprimer, et le faire à partir de nos pratiques solidaires, de notre expérience de la complexité des problèmes auxquels nous sommes confrontés, de notre ambition de concilier solidarité et progrès, de notre vision d’un avenir fraternel et juste.

Ne pas le faire au nom du respect de la diversité des clients de nos entreprises, alors que nos champs d’intervention, la santé, le pouvoir d’achat, la préservation de la planète, sont au centre des préoccupations des Français nous ramènerait au même rang de ces chefs d’entreprise que dénonce à juste titre Pascal Demurger.

Ça vaut le coup d’y réfléchir, … rapidement !

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