Edito – Abondance et optimisme

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Il n’y a pas que des nouvelles ahurissantes qui nous parviennent de l’autre côté de l’Atlantique. 

Les débats qui animent le parti démocrate américain pourraient nous inspirer.

Abondance et optimisme sont les deux nouveaux mantras de la gauche américaine.

Construire plus, produire plus, plus vert, accélérer la transition énergétique, renouer avec le progrès économique, qu’entravent trop souvent des règlements inutiles.

Selon eux, la gauche doit d’abord porter des transformations tangibles, des améliorations concrètes de la vie quotidienne. Régulation et dérégulation doivent être jugées à l’aune des résultats qu’elles produisent. Ne pas abandonner à la droite une vision optimiste de la cité. Saisir les occasions apportées par le progrès technologique pour améliorer le monde, le mettre au service du bien social.

Popularisée par un livre cité en référence, (Abondance – E. Klein, D. Thompson), cette vision de la politique de gauche est en train d’influencer une diversité de dirigeants démocrates à New York, en Pennsylvanie, dans le Maryland, en Californie.

Ce plaidoyer peut-il trouver un écho dans la gauche française ? 

On ne peut que le souhaiter. 

Retrouver de l’espoir, de l’envie, de la fierté ne peut qu’être le résultat de politiques désirables. 

Pourquoi construire si peu de logements sociaux ? (Environ 60 000 alors que la demande est 4,3 fois supérieure). Comment peut-on vivre avec une allocation inférieure à 1151 euros par mois (seulement 46% des inscrits à France Travail ont perçu une indemnité et pour un sur deux, elle était inférieure à 1151 euros). Comment supporter qu’en France, 30% de la population vive dans un désert médical et qu’1,6 million de Français renoncent chaque année à des soins médicaux ?

Marx revient !

Et l’ESS dans tout ça ? Pareil !

Plutôt que de s’interroger sur la capacité des mutuelles de se réinventer en vendant un peu plus d’épargne, de services, ou de relation client ; voire même un peu plus de solidarité ou de relation humaine, les mutuelles feraient mieux de s’interroger sur leur capacité par des actions concrètes à résoudre la question des déserts médicaux, à comment créer et apporter aux populations vieillissantes les résidences et les services dont elles ont besoin, à comment  faire pour que les plus isolés s’orientent dans un système de santé de plus en plus complexe ? etc, etc,…

Au moment où, aux USA, la révision de Bâle III aboutit à une remise en cause des fonds propres nécessaires aux banques, pourquoi ne pas contester les normes de solvabilité irrationnelles imposées aux mutuelles dont le métier est de faire de la répartition et non pas de l’assurance ?

Marx revient ! vous disais-je !

Abondance – Comment bâtir l’avenir que nous désirons, Ezra Klein et Derek Thompson, Ed Arpa /

L’abondance, ou la reconquête d’un futur désirable – Fondation Jean-Jaurès

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