Certes, la prévention n’est pas une garantie d’économie pour le système de santé, comme on a trop tendance à l’affirmer sans vouloir sérieusement l’évaluer. Mais, pour autant notre système fonctionne à l’envers et suscite l’irresponsabilité. Il n’y a pas d’autre chemin que d’engager par tous les bouts les politique de prévention dont les effets sont démontrés.
La prévention n’est pas qu’une responsabilité individuelle
Une tribune signée par tous les plus grands cardiologues français nous invite à ce que la prévention des maladies cardio-vasculaires devienne une priorité nationale de santé publique, avec des moyens et une stratégie structurée.
Les maladies cardiovasculaires causent environ 1,2 million d’hospitalisations par an. Le système de santé français est encore trop centré sur le curatif, pas assez sur la prévention. Moins de 3 % du budget santé est consacré à la prévention.
Une meilleure prise en charge des facteurs de risque majeurs, hypertension, tabagisme, cholestérol élevé, diabète, obésité, sédentarité pourrait augmenter l’espérance de vie en bonne santé, jusqu’à 10 ans.
Les cardiologues appellent à une politique ambitieuse basée sur :
- Prévention renforcée
- Dépistage systématique
- Meilleure prise en charge des patients
Avec notamment :
- Plus d’information du public
- Détection précoce dès le plus jeune âge
- Promotion de l’activité physique (y compris en entreprise)
- Aménagements favorisant un mode de vie sain
- Réduction des inégalités d’accès aux soins