Éditorial – INDIGNATION

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Je m’apprêtais à écrire un édito consacré à l’accès aux soins, suite à la communication des résultats du sondage ODOXA qui montre que 56% des Français en sont insatisfaits. M’en tenant scrupuleusement à mon domaine de compétence. Et puis, est arrivée la nouvelle de l’assassinat de Mehdi Kessaci, jeune frère du militant anti-narcotrafic Amine Kessaci.

Effaré ! Abasourdi ! Mon indignation est d’abord celle de n’importe quel parent, n’importe quel être humain face au lâche assassinat d’un gamin de 20 ans.

Mon indignation tient aussi aux motivations « politiques » de cet acte ignoble : Amine Kessaci est le fondateur de l’association « Conscience », association d’aide aux victimes du narcotrafic. Il vit sous protection policière suite à des informations convergentes visant sa sécurité.

C’est une association de gens honnêtes qui est ciblée, une association de gens qui se sont rassemblés pour tenter de faire quelque chose et, ainsi, de montrer qu’ils ne baissent pas la tête devant les truands.

Les narcotrafiquants qui ont atteint aujourd’hui le niveau d’une organisation mafieuse ne s’y sont pas trompés : ils leur faut terroriser la société civile et, encore plus, toute forme d’engagement, d’organisation démocratique visant à lutter d’une façon ou d’une autre contre ce fléau.

Lire le récit de Roberto Saviano sur l’assassinat du juge Falcone qui montre comment une société civile, une magistrature, peuvent être intimidées par la terreur mafieuse.

Il faut regarder cet évènement comme une alerte majeure, tout y est.

Question de sécurité au premier chef, remise en cause de notre démocratie, question de santé publique bien-sûr et interrogation existentielle pour tous ceux, notamment dans l’ESS pour qui l’engagement dans la solidarité, la démocratie, l’interêt général est attaqué par cette menace.
Le monde a changé ! Toutes les insécurités sont liées, insécurités civiles, insécurités sociales, insécurités écologiques sont liées, ne serait-ce que parce que ce sont les plus faibles qui en pâtissent le plus.

L’engagement de l’ESS doit dorénavant se situer à cette hauteur là !

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